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22/05/2017

JACQUES DOURAU Candidat sur la 4éme Circonscription de L'Hérault Lègislatives 2017

Réformer l’organisation des services de santé

Après les prestations liées à la vieillesse et la survie, les dépenses de santé sont le deuxième poste de dépenses publiques à 241.4 Md€, pesant 11,3% du PIB.

Le système français donne de bons résultats avec la quasi-totalité de la population (99.9%) bénéficiant d’une couverture de santé, une espérance de vie en bonne santé parmi les meilleures, et un reste à charge de 7,5% pour le patient parmi les plus faibles d’Europe contre 9% au Royaume Uni, 13% en Allemagne et 17.2% en moyenne pour l’EU.

Le système de santé est néanmoins en déficit chronique (6 Md€ estimés pour 2015) et l’enjeu va être de faire face aux défis de demain et de saisir les opportunités des dernières évolutions dans le domaine médical :

Il est donc nécessaire de repenser l’organisation géographique et administrative pour offrir de meilleurs services, réduire les coûts et restaurer l’équilibre financier selon deux axes :

1 – L’organisation régionale de la santé et la révision du rôle de l’hôpital

  • Revoir le maillage médical du territoire et la structure des soins de proximité (maisons de santé, hôpitaux/cliniques, CHU/CHR) pour une prise en charge plus rationnelle des risques et éviter un recours excessif aux urgences (20% d’admissions évitables)
  • Renforcer l’utilisation des nouvelles technologies (télémédecine…)
  • Simplifier le réseau des ARS et des Caisses d’assurance maladie3
  • Améliorer la gestion et l’organisation des hôpitaux par le développement de la chirurgie ambulatoire, la réduction du nombre de lits et la réaffectation vers les personnes dépendantes.

2 – L’organisation administrative pour diminuer les coûts de gestion

  • Le coût de gestion administrative représente plus de 7% des dépenses soit 15 Md€, très au-delà des coûts de l’Allemagne (5%) ou du Royaume uni (3%)
  • Le double paiement Sécurité sociale et mutuelles est particulièrement onéreux en obligeant, pour chaque dossier, à avoir deux traitements par deux organismes différents et donc un doublement quasi systématique des coûts. Une gestion intégrée par un seul organisme (à l’exemple de la MGEN qui gère à la fois la part sécurité sociale et la part mutuelle), ou une délégation complète de certains risques (optique, dentaire…) à des mutuelles sont des voies à évaluer
  • Une autre source d’économie réside dans une meilleure organisation et gestion de l’hôpital. Les dépenses hospitalières pèsent pour 38% des dépenses de santé contre 31% en moyenne en Europe. La réduction du nombre de lits et de structure, ou leur réaffectation vers des structures pour l’accueil des personnes dépendantes, ainsi qu’une meilleure organisation des soins de proximité afin d’éviter un recours excessif aux services d’urgence des hôpitaux (20% des admissions aux urgences pourraient être évités) sont des pistes de réflexion évoquées par la Cours des comptes.

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