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24/05/2017

JACQUES DOURAU CANDIDAT AUX ELECTIONS DE LA 4éme CIRCONSCRIPTION DE L'HERAULT- 577-LES INDEPENDANTS De La DROITE et du CENTRE

L'AMBITION INITIALE DE L’ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE DISPARUE ?

 

La culture, pour quoi faire ?

La culture française, au sens traditionnel, n’est plus présente. Elle n’est même plus désirée. Ce sont là des savoirs inutiles, dépassés. Mais la culture elle-même, le goût de comprendre, l’effort d’apprendre, la joie de progresser semblent avoir disparu. L’utilitarisme a tout envahi.

On apprend pour disposer concrètement et à court terme de connaissances très spécifiques, pas pour comprendre le monde. Comment aimer la France comme entité politique sans connaître son histoire, ses régimes politiques successifs, ses écrivains, ses philosophes, ses artistes ? C’est impossible, bien entendu.

L’appartenance à une communauté historique (dite nation) se dissout. Les priorités de l’enseignement ont été orientées vers autre chose : la formation professionnelle et la focalisation sur le monde actuel, ce qui est nécessaire mais n’implique nullement d’abandon culturel. Désormais, plus de recul, plus de réflexion, plus de culture donc.

La jeunesse occidentale a été privée de la fierté d’appartenir à une grande culture de l’histoire de l’humanité et par conséquent d’un récit structuré de son histoire. Elle est aujourd’hui une proie facile pour les démagogues, les fondamentalistes, les intégristes et toutes les dérives sectaires.

Les progrès de l’intelligent design aux États-Unis et les difficultés auxquelles se heurtent certains professeurs pour enseigner la théorie de l’évolution des espèces (Darwin) auprès de jeunes musulmans ne sont que le résultat des reculs successifs de nos politiciens et de leur désertion culturelle.

Retour à l’élitisme culturel

Diffuser la culture française le plus largement possible, dans toutes les catégories sociales, voilà quelle était l’ambition initiale de l’école de la République. Cette ambition a été abandonnée sans bruit.

Les enseignants actifs au cours de la période 1970-2010 ont vécu douloureusement cette transition car elle était ressentie par eux comme un abandon. L’abandon de ce qui faisait leur fierté : le petit savoir qu’ils avaient acquis comme « bons élèves » et dont la transmission leur paraissait essentielle.

La culture française subsiste, mais elle est devenue l’apanage d’une petite élite qui, outre son ouverture sur le monde actuel, lit Rousseau, Balzac, Proust, Mauriac, Yourcenar, va au musée du Louvre et à la Comédie Française. Elle n’est plus la culture partagée, même à un niveau modeste, par tous les Français.

 

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